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Arnica : description de la plante


Jolie fleur, l'Arnica se décline sous différentes variétés dont la plus utilisée en phytothrapie : l'Arnica Montana


L'Arnica montana, ou Arnica des montagnes est la variété que nous utilisons majoritairement. Mais il existe d'autres variétés. Utilisée depuis des siècles en Europe, elle aurait aussi été exploité durant l'antiquité. Chose à confirmer.
L'arnica, généralités

Arnica : description de la plante


Il existe une trentaine d’espèces d’arnica, plante herbacée poussant en altitude et appartenant à la famille des Astéracées, comme la Camomille ou le souci.
Parmi elles les plus utilisées sont l’Arnica montana et l’Arnica chamissonis, présentes en Europe, ainsi que l’Arnica fulgens, l’Arnica sororia et l’Arnica cordifolia originaires d’Amérique du nord.

L’Arnica montana, dénomination scientifique traduite en français par Arnica des montagnes (ou Arnique des montagnes), est connue sous bien d’autres appellations : ‘’Bétoine des Savoyards’’, ‘’Plantain des Alpes’’, ‘’Tabac des Vosges’’, ‘’Herbe aux prêcheurs’’ ou encore ‘’Herbe aux chutes’’ en référence à son caractère ecchymotique (contre les coups).

Elle est originaire des régions montagneuses de l'Europe et du sud de la Russie, et pousse entre 500 et 2500m d'altitude. C’est une plante vivace par un rhizome, cueillie à l’état sauvage, sa culture restant à l’heure actuelle difficile à mettre en place.

Il existe deux sous-espèces d’Arnica montana : montana et atlantica. Seules la taille et la forme des feuilles permettent de les distinguer. En France, on n’en rencontre plus qu’une seule, l’Arnica commune des montagnes (ou Arnica montana subsp montana). Elle mesure entre 20cm et 40cm de haut et fleurit de mai à août. Les feuilles, sessiles et ovales, sont rassemblées en une rosette à la base de la tige. Seules 2 petites feuilles se situent plus haut sur la tige, en position opposée. Les feuilles ont la particularité d’être velues. C’est de cette caractéristique que l’Arnica tire son nom : Arnica signifie "peau d'agneau", par allusion à la douceur du duvet de ses feuilles.

Les fleurs, ligulées en périphérie et tubuleuses au centre, sont de couleur jaune orangé et sont groupées en une inflorescence terminale solitaire, appelée capitule, semblable à une ‘’marguerite’’. Elles dégagent une forte odeur aromatique et ont une saveur âcre et un peu amère. Les fruits sont des akènes surmontés de poils soyeux.

Il s’agit d’une plante qui affectionne les sols acides et siliceux, non calcaires. On la retrouve donc dans les pâturages des montagnes françaises (Vosges, Alpes, Massif central et Pyrénées), en Europe centrale et orientale, jusqu’en Sibérie. Actuellement, les principaux fournisseurs sont l’ex-Yougoslavie, l’Espagne, la Suisse et l’Italie.

Le principal problème en ce qui concerne l’Arnica montana réside dans le fait qu’il existe une demande de plus en plus croissante et que malheureusement, il s’agit d’une plante qui a tendance à se raréfier. Cette progressive disparition est due à la cueillette abusive et à la fertilisation excessive des sols en vue d’une agriculture intensive. La plante étant menacée d’extinction, deux solutions s’offrent alors aux producteurs : développer la culture d’Arnica montana, peu aisée, ou bien se tourner vers d’autres espèces telles que l’Arnica chamissonis. Cette dernière possède en effet une composition chimique, certes différente, mais extrêmement proche de celle d’Arnica montana ce qui lui confère une réelle équivalence thérapeutique.

Arnica : histoire et origines


L'Arnica montana était utilisée en Europe (notamment en Allemagne) depuis des centaines d'années, principalement pour les douleurs menstruelles et comme agent abortif. Les espèces américaines étaient quant à elles utilisées en Amérique du Nord et en Amérique Centrale depuis longtemps, pour soigner les entorses, blessures et ecchymoses. Son origine et son étymologie sont mal connues.



Il semblerait que l’Arnica montana était déjà connue durant l’Antiquité, mais les premiers documents écrits l’évoquant ne remontent réellement qu’au Moyen-Age. C’est à cette époque que Hildegarde de Bingen (religieuse allemande du 12ème siècle férue de botanique) fait une description très succincte de la plante et de ses vertus magiques (‘’élixir d’amour’’) et que Matthaeus Silvaticus (au 14ème siècle) est le premier à parler de ‘’ptarmica’’, faisant ainsi référence aux propriétés sternutatoires (qui fait éternuer) de la plante.

Un des plus anciens écrits est le traité de botanique de Matthiolus (médecin et botaniste italien) datant de 1558, où l’on trouve une reproduction de l’Arnica. L’auteur fait le parallèle entre cette dernière et une plante qui ressemble trait pour trait à celle que Dioscoride (médecin et botaniste grec durant l’Antiquité) nommait ‘’Alcimos’’, ce qui signifie ‘’salutaire’’.

En 1625, dans le traité de botanique de J.J von Bergzabern, les vertus médicinales de la plante commencent à être évoquées sous la mention : ‘‘appelée arnica par les médecins’’. On lui reconnaît dès lors des propriétés intéressantes lors de chutes ou pour soulager des maux dus à un travail harassant. Ce n’est qu’en 1753 que la plante est réellement mentionnée sous le nom ‘’Arnica montana’’ par Carl von Linné, naturaliste suédois et père fondateur d’une méthode de classification des végétaux, la méthode binomiale, encore en usage aujourd’hui.

Au 18ème siècle, la plante fait l’objet de beaucoup d’études. C’est le cas de Samuel Hahnemann, médecin allemand et père fondateur de l’homéopathie. Dès lors, la popularité de la plante fut grandissante dans le domaine médical. Sa popularité est telle, encore de nos jours, que l’Arnica montana a failli disparaître à l'état sauvage. En France et en Allemagne, la cueillette de l'arnica est réglementée pour éviter sa totale disparition. 

Il est désormais conseillé d'acheter l'arnica sous une forme toute prête, au lieu de le cueillir soi-même. C'est d'ailleurs devenu la plante la plus vendue en pharmacie. A noter qu'elle est considérée comme un médicament.

Arnica : constituants principaux


L’Arnica montana est composée d’une dizaine de substances actives : 
- Lactones sesquiterpéniques, responsables de l’amertume et des propriétés anti-inflammatoires de l’Arnica montana, présents dans les capitules et les feuilles : l’hélénaline, la dihydrohélénaline et leurs acides gras estériques
- Alcaloïdes (arnicine)
- Coumarines (fluidifiants sanguins) telles que l’ombelliférone et le scopolétol
- Flavonoïdes : hétérosides de l’hispiduline, de la patulétine, de la spiracétine,…entre autres.
- Huiles essentielles, responsables de l’odeur, dans la plante entière et renfermant elles-mêmes du thymol, du mucilage et des polysaccharides
- Résines
- Tanins au niveau des racines et du rhizome
- Caroténoïdes donnant la couleur aux capitules floraux.

L'arnicine est un alcaloïde de l'arnica (une substance chimique ayant une action pharmacodynamique), très toxique s’il est ingéré, même à faibles doses.



  

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