Arnica : posologie


La drogue est constituée par les fleurs récoltées au début de la floraison et séchées très rapidement après la cueillette.


L'Arnica est une plante médicinale principalement exploitée pour sa capacité anti-inflammatoire (usage externe sur les contusions ou les hématomes). Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'est pas sa seule qualité.
L'arnica, en phytothérapie

Arnica : partie utilisée en phytothérapie


Toute la plante possède des propriétés à visée thérapeutique. Ainsi, les feuilles d’Arnica étaient fumées autrefois par les montagnards pour lutter contre les toux quinteuses et les bronchites. Désormais, en phytothérapie on utilise les fleurs de l'arnica car les principes actifs sont concentrés essentiellement dans les pétales.

On emploie les capitules sous leur forme sèche. Ce n’est que dans le cas de la fabrication de teinture mère d’Arnica en homéopathie que les capitules seront utilisés fleuris et frais. Afin de sécher la plante, on procède à une dessiccation de celle-ci. Il s’agit d’un procédé qui consiste à éliminer l'eau contenue dans les plantes. La dessiccation doit être très rapide pour que toutes les propriétés de l'arnica soient conservées. La récolte de la plante se fait au début de la floraison, en Juin-Juillet. Les rhizomes sont quant à eux récoltés en automne, lorsque la plante est fanée.

Arnica : propriétés


Les propriétés de l'arnica sont nombreuses :
- Antalgique
- Anti-inflammatoire
- Circulatoire : elle améliore le tonus veineux et soulage la sensation de jambes lourdes
- Cicatrisant
- Immunostimulant
- Analeptique cardiaque : elle augmente le rythme cardiaque et la pression sanguine
- Analeptique respiratoire : elle augmente le rythme respiratoire
- Antispasmodique et cholagogue.

Mais en phytothérapie, on n'utilise l'arnica qu'en usage externe. En effet, l’usage interne doit être évité car il est prouvé que l’ingestion d’Arnica provoque des troubles nerveux et des accidents mortels.

Elle est donc indiquée pour :
- Réduire les douleurs articulaires : rhumatisme et arthrose ; arthrite
- Prévenir et traiter les douleurs musculaires et les crampes
- Soulager l'inflammation de la cavité orale (gingivite) et de la gorge
- Soulager les douleurs dues à l'inflammation suite à des piqûres d'insectes
- Résorber les ecchymoses, les contusions et les œdèmes
- Traiter les entorses
- Traiter un furoncle
- Soulager un érythème fessier, un coup de soleil ou une brûlure superficielle.

Arnica : posologie


En phytothérapie, l'arnica n'est utilisée qu'en usage externe.



Voici les différentes formes et posologies d'utilisation de l'arnica :
- En compresses : faire infuser durant 5 à 10 minutes, 2 g de fleurs séchées dans 100 ml d'eau bouillante. Laisser refroidir l'infusion puis la déposer sur une compresse. Appliquer la compresse sur la partie à traiter et renouveler plusieurs fois par jour.
- Teinture mère d'arnica (1:10 dans éthanol à 40 %). Diluer la teinture dans trois à dix volumes d'eau. Appliquer une compresse avec cette teinture et renouveler dans la journée.
- Onguent (contenant 20 % à 25 % de teinture ou 15 % d'huile d'arnica). Appliquer la préparation plusieurs fois par jour.
- Gel à 7%
- Crème à 4%
- Huile

Sous forme d’onguent, de gel ou de crème, il est conseillé de masser doucement et longuement afin de permettre une meilleure pénétration du produit. En cas de gingivite ou d'inflammation de la gorge, diluer de la teinture mère d'arnica dans 10 volumes d'eau et utiliser cette solution comme bain de bouche ou gargarisme plusieurs fois par jour, sans avaler.

Arnica : mise en garde dangers


L'arnica contient une substance, l'arnicine, qui est très toxique pour l'organisme si elle est ingérée. Si tel est le cas, les effets secondaires seront des diarrhées, des nausées et des vomissements, des douleurs abdominales, des céphalées et des troubles cérébraux, des troubles respiratoires et des palpitations cardiaques…l’ingestion d’Arnica peut même mener au coma, voire à la mort.

Pour autant, l’usage externe n’est pas non plus sans risque. L’Arnica topique peut causer une dermatite de contact avec pour symptômes : prurit et eczéma, surtout chez les personnes allergiques aux astéracées. Un traitement nécessitant de fortes concentrations d’Arnica peut engendrer un eczéma, voire une réaction dermatologique toxique accompagnée de petites vésicules, pouvant aller jusqu’à une nécrose. Un surdosage peut également causer des arythmies cardiaques, un coma et la mort.

Il est donc important de prendre quelques précautions lorsque l’on utilise l’Arnica en usage externe :
- Ne pas appliquer sur les plaies lésées, ouvertes, ou ulcéreuses
- Ne pas avaler, ni mettre en contact avec les yeux ou les muqueuses
- Ne pas utiliser si allergie connue aux astéracées
- Ne pas appliquer sous un pansement occlusif
- Ne pas appliquer en trop grande quantité ni de manière prolongée.

Si la personne traitée à base d’Arnica déclare une allergie cutanée, il faut alors arrêter immédiatement l’application et utiliser une alternative.



  

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