L'écorce de saule est utilisée en médecine traditionnelle depuis plus de 2500 ans.
En Chine son utilisation remonte au V° siècle avant notre ère, en tant qu'analgésique et antipyrétique.
Les médecins grecs prescrivaient eux-aussi le saule pour réduire la douleur et faire tomber la fièvre. Dioscoride, médecin botaniste du 1er siècle de notre ère, recommandait déjà la consommation de feuilles de saule blanc écrasées avec un peu de poivre et trempées dans du vin, pour apaiser les douleurs lombaires.
Les Amérindiens faisaient une grande utilisation du saule blanc en tant qu'anti-douleur et fébrifuge.
Tandis qu’au Moyen-âge, son usage était très développé en Europe pour réduire les vomissements et traiter les verrues.
Les premières recherches sérieuses remontent à 1828 en France. A cette date, le pharmacien français Leroux réussit à isoler la principale substance active du saule : la salicine. En 1838, Piria démontre que celle-ci est ensuite transformée par le corps en acide salicylique.
Jusqu'à la fin du XIX° siècle, on utilisait encore l'écorce de saule. Mais avec la synthétisation par les laboratoires Bayer de l'acide acétylsalicylique à partir d’une plante, la spirée (autre nom donné à la Reine des prés), le saule blanc est rapidement tombé en désuétude.
L'aspirine a un énorme avantage par rapport au saule : sa rapidité d'action. Mais on a depuis découvert quelques inconvénients : elle agit moins longtemps et surtout provoque des irritations de la paroi de l'estomac.
Ces inconvénients de l'aspirine ont ainsi permis le retour de l'écorce de saule dans certaines pharmacopées Européennes et Américaines.
Infos sur les régimes minceurs
Infos vitamines, minéraux et omégas 3