Marronnier inde : description


Comme son nom ne l'indique pas, le marronnier d'Inde nous provient ds Balkans et de Grèce. Il est toxique et doit donc être utilisé sous des formes spécifiques et non directement sous forme de végétal.


Le Marronnier d'Inde est originaire du sud-Est de l'Europe et présente un grand nombre de surnoms. Attention à ne pas le confondre avec les châtaignes que l'on appelle trop souvent aussi ''marrons''.
Le Marronnier d'Inde, généralités

Marronnier d'Inde : description


Le Marronnier d'Inde est un grand marronnier de la famille des hippocastanacées, dont le nom botanique est Aesculus hippocastanum. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il n'est pas originaire d'Inde mais du sud-est de l’Europe, de Grèce et des Balkans. Puis il a été importé de Constantinople en France au XVII° siècle.

Il s’agit d’un grand arbre, qui peut mesurer jusqu'à 30m de haut et vivre plusieurs centaines d'années (plus de 300 ans). On le retrouve très souvent dans les parcs ou le long des boulevards. L’écorce des jeunes branches est brune et lisse puis se fissure avec le temps. Les feuilles, longuement pétiolées, sont grandes (30 à 50 cm) et palmées. Elles sont pourvues de 5 à 7 folioles dentés sur les bords et de forme ovale, rétrécis à la base et pointus au sommet.

Les fleurs, odorantes, sont groupées en grappes de cymes, c’est à dire que l’inflorescence est formée d’un axe principal terminé par une fleur et portant un ou plusieurs axes secondaires se ramifiant de la même manière. Elles sont composées de 5 pétales de couleur blanche avec des points rouges.

Le fruit est une capsule épineuse, une sorte de coque munie de pointes, qui contient une à deux grosses graines sphériques, protégées par une peau dure et luisante. Ces graines sont appelées ''marrons''. A noter que consommés tels quels, les marrons d'Inde sont toxiques.

Le marronnier d'Inde dispose de nombreux autres noms : marronnier commun, marronnier blanc, châtaignier de mer, châtaignier d’Inde, marronnier des chevaux, châtaignier de cheval. Ce dernier nom lui vient du fait que pendant plusieurs siècles, les marrons étaient réduits en poudre, mêlés au son et ainsi donnés à manger aux chevaux (en petite quantité). Son nom latin reprend d'ailleurs cet usage, "hippocastanum" vient de la racine latine "hippos" qui signifie cheval et ''castanum'' châtaigne. Et son nom anglais est "horse chestnut" : marron de cheval.

Attention, les fruits qui sont communément appelés marrons dans le commerce sont en fait des châtaignes. Les châtaignes sont les fruits d'une variété comestible de châtaigniers. C’est d’ailleurs en raison de la ressemblance de ses fruits avec les châtaignes que le marronnier d’Inde porte ce nom-là.

Marronnier inde : histoire et origine


L'histoire de cette plante est relativement récente en Europe, elle ne date que de 400 ans. La plante était inconnue en Europe avant son arrivée à Constantinople en 1557. Plus tard, en 1576, un ambassadeur de l'empire Ottoman aurait offert un marron prêt à germer à Charles de l'écluse, ambassadeur de France à Vienne.



Introduit en Europe vers 1591, il diffuse alors à travers tout le continent. Ce n'est que vers l'année 1615 que le premier plant arrive à Paris, par les bons soins du botaniste Bachelier, qui en plante un dans la cour de l'hôtel de Soubise. L'un des plus anciens marronniers d'Inde français date de 1606. Il a été planté dans le Cantal, dans le parc d'un domaine privé. Cet arbre est encore vivant depuis plus de 400 ans !

Pendant les deux siècles suivants, de très nombreux marronniers furent plantés dans toute l'Europe, tant pour leurs propriétés ornementales que médicinales. Au niveau thérapeutique, de nombreuses parties de l'arbre (feuilles, fleurs, graines, écorce...) sont utilisées pour diverses préparations destinées à traiter les troubles de la circulation sanguine.

De nombreux essais cliniques ont confirmé la valeur médicinale du marronnier d’inde dans les troubles veineux, comme les hémorroïdes, les varices, les ulcères variqueux et les engelures. Une étude anglaise menée en 1996 a démontré que, dans le cas de varices, les extraits de marronnier d’inde étaient aussi efficaces que la contention veineuse.

Chez les chevaux, une alimentation enrichie en marrons d'inde était utilisée, notamment par les turcs, pour traiter les troubles respiratoires.

Marronnier inde : composition


Les parties les plus intéressantes d'un point de vue nutritionnel et thérapeutique sont l'écorce et la graine. Composition de l'écorce du marronnier d'inde :

- Un grand nombre d’hétérosides coumariniques (dont l’esculine ou esculoside, substance amère), connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires et leur action sur les problèmes de circulation sanguine (jambes lourdes, retour veineux ...)
- De nombreux flavonoïdes, qui sont eux aussi des anti-inflammatoires
- De la vitamine P, qui permet d'augmenter la résistance des capillaires sanguins
- Tanin (l’acide esculitannique).

Constituants principaux de la graine (le marron) :
- Saponosides triterpéniques (dont l'escine, substance amère) : action anti-inflammatoire et anti-oedémateuse
- Flavonoïdes
- Dérivés du flavanne (catéchols) aux propriétés vitaminiques P et veinotoniques
- Amidon
- Proanthocyanidols
- Esculine et acide esculitannique contenus dans le tégument
- Huile essentielle.



  

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