Le Saule blanc


Le saule blanc est un arbre, dont l’écorce lui vaut depuis des siècles d’être réputé comme antalgique, anti-inflammatoire et fébrifuge. Il possède des propriétés identiques à l’aspirine sans en avoir les effets indésirables.


En phytothérapie, le Saule blanc est utilisé en tant qu'aspirine végétale, conjuguant les bienfaits de l'aspirine de synthèse sans ses inconvénients.

Le saule blanc, la seconde plante aspirine de mère nature

Utilisé pendant des siècles, le saule blanc a pourtant perdu de sa notoriété au cours du 19ème siècle. Toutefois, il revient peu à peu sur le devant de la scène avec le retour en force de la phytothérapie.

Saule blanc : description de la plante


Le saule blanc ou Salix alba est un arbre appartenant à la famille des salicacées. On le nomme également : Osier blanc, Sandre ou Saule argenté. Il affectionne les lieux humides. On le trouve au bord des cours d’eau, dans toutes les régions tempérées d'Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord.

Il s’agit d’un arbre dioïque, c'est-à-dire que les sexes sont séparés, pouvant atteindre les 20 à 25m de hauteur. Son écorce est crevassée et les jeunes rameaux sont souples et velus. Les feuilles, longues et lancéolées, sont soyeuses et vertes, avec des reflets argentés. Les fleurs mâles, de couleur jaune, et femelles, vertes, sont regroupées en inflorescences, appelées chatons, dressés.

Les chatons duveteux qu’il affiche au printemps sont les fleurs femelles. Les fruits sont des capsules allongées. Le saule est aussi appelé arbre de la douleur, tant il est efficace pour lutter contre elle.

Saule blanc : histoire et origines


L'écorce de saule est utilisée en médecine traditionnelle depuis plus de 2500 ans. En Chine son utilisation remonte au V° siècle avant notre ère, en tant qu'analgésique et antipyrétique.

Les médecins grecs prescrivaient eux-aussi le saule pour réduire la douleur et faire tomber la fièvre. Dioscoride, médecin botaniste du 1er siècle de notre ère, recommandait déjà la consommation de feuilles de saule blanc écrasées avec un peu de poivre et trempées dans du vin, pour apaiser les douleurs lombaires.

Les Amérindiens faisaient une grande utilisation du saule blanc en tant qu'antidouleur et fébrifuge. Tandis qu’au Moyen-âge, son usage était très développé en Europe pour réduire les vomissements et traiter les verrues. 

Les premières recherches sérieuses remontent à 1828 en France. A cette date, le pharmacien français Leroux réussit à isoler la principale substance active du saule : la salicine. En 1838, Piria démontre que celle-ci est ensuite transformée par le corps en acide salicylique. Jusqu'à la fin du XIX° siècle, on utilisait encore l'écorce de saule. Mais avec la synthèse par les laboratoires Bayer de l'acide acétylsalicylique à partir d’une plante, la spirée (autre nom donné à la Reine des prés), le saule blanc est rapidement tombé en désuétude.

L'aspirine a un énorme avantage par rapport au saule : sa rapidité d'action. Mais on a depuis découvert quelques inconvénients : elle agit moins longtemps et surtout provoque des irritations de la paroi de l'estomac entre autres. Ces inconvénients de l'aspirine ont ainsi permis le retour de l'écorce de saule dans certaines pharmacopées Européennes et Américaines.

Saule blanc : constituants principaux


L’écorce de saule contient principalement :
- Des dérivés salicylés : la salicine ou salicoside (hétéroside)
- Des flavonoïdes (antioxydants et antalgiques)
- Tanins (jusqu’à 20%)
- Acide salicitannique
- …

La salicine agit dans l’organisme comme une pro-drogue : une fois administrée par voie orale, la salicine est hydrolysée en glucose et en saligénine. Celle-ci est alors, après absorption dans la circulation sanguine, métabolisée en acide salicylique.



En phytothérapie, on utilise deux parties saule blanc :
- L'écorce des jeunes branches (de 2 à 3 ans)
- Les chatons et les feuilles.

La récolte de l’écorce se fait au printemps (mars et avril) sur de jeunes branches. Elle est ensuite séchée.

Saule blanc : propriétés


Effets


- Antalgique
- Anti-inflammatoire
- Fébrifuge (fait baisser la fièvre)
- Antiseptique
- Tonique général.
- Anaphrodisiaque (réduit la libido)
- Antisudorales

Usages


- Soulager les douleurs lombaires chroniques
- Soulager les douleurs arthritiques
- Soulager les rhumatismes articulaires des genoux et des hanches
- Soulager les maux de tête
- Soulager les cystites
- Soulager les douleurs dentaires
- Diminuer les manifestations fébriles dans un état grippal
- Prévenir les sueurs nocturnes et les bouffées de chaleur

Les chatons de saule ont, quant à eux, des propriétés :
- Antispasmodique
- Sédative nerveuse

Pour résumer, les propriétés du saule sont quasiment les mêmes que celles de l'aspirine. Certes, moins puissantes, mais à la différence de l’aspirine, il ne fluidifie pas le sang et n’irrite pas la muqueuse gastrique, ce qui n’est pas négligeable.

Saule blanc : posologie


Le dosage du saule blanc se heurte à un problème majeur : il n'y a pas de standardisation de la teneur en salicine. Il faut donc de préférence se reporter aux informations notées sur les produits. 

Les posologies ci-dessous sont donc données à titre indicatif :
- écorce séchée : 8 à 10 g/ jour, soit : 2 gr à 3 gr d'écorce de saule blanc dans une tasse d'eau froide. Porter à ébullition, laisser infuser pendant 5 minutes et filtrer. Prendre trois à quatre tasses par jour
- Extrait fluide (1:1) : 1 ml à 2 ml, soit 15 à 30 gttes trois fois par jour
- Infusion : 20 gr de feuilles ou de chatons de saule blanc dans un litre d'eau. Faire infuser. Deux tasses par jour
- Teinture (1:5) : 5 ml à 8 ml, trois fois par jour

Le plus simple reste de se baser sur le dosage en salicine :
- Adulte : 60 mg de salicine 1 à 4 fois par jour
- Adolescent : 60 mg à 120 mg par jour
- Enfants de 4 à 10 ans : 30 mg à 60 mg de salicine par jour aux enfants

Le dosage doit être adapté au poids du malade mais aussi à l'intensité de la douleur. En cas de douleur, commencer avec 60 mg, puis augmenter progressivement pour arriver à 240 mg de salicine par jour.

Saule blanc : mise en garde, dangers


La seule contre indication à la consommation de saule blanc est en cas d'allergie à l'acide acétylsalicylique (aspirine). Les personnes allergiques à l'aspirine doivent donc se tenir à l'écart des produits à base de saule blanc. On conseillera alors de consommer du quinquina à la place du saule blanc.

En ce qui concerne les femmes enceintes ou allaitant, en l’absence de toute donnée, il leur est conseillé de s’abstenir. Le saule blanc, contrairement à l’aspirine, ne semble pas interagir avec les médicaments ou les plantes aux effets antiplaquettaires. 

A noter que le saule blanc n'a pas les effets indésirables de l'aspirine : pas d'irritation de l'estomac, pas de fluidification du sang, etc. .et son action a une durée plus longue dans le temps. Par contre, la présence de tanins peut provoquer de rares troubles gastro-intestinaux.

Associations avec d'autres plantes


Le Saule Blanc peut être associé à d'autres plantes utilisée en phytothérapie, de manière à obtenir des effets spécifique plus puissants pour traiter certains troubles : 
- Maux de tête, migraines : saule blanc + partenelle
- États fébriles : saule blanc + échinacée
- Névralgie : saule blanc + coquelicot
- Refroidissements : saule blanc + eupatoire
- Angines : saule blanc + propolis


  

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