Busserole


La busserole, petit arbuste commun dans les montagnes d’Europe, est appréciée pour ses feuilles, aux propriétés très utiles pour le bon fonctionnement du système urinaire. Mais quelques contre-indications et précautions d’emploi sont à prendre en compte avant toute utilisation.


La busserole est reconnue pour être un des meilleurs antiseptiques urinaires naturels.

La busserole au bénéfice du système urinaire

La busserole est un arbrisseau présent dans les régions montagneuses de l’hémisphère nord, formant une sorte de tapis vert tout au long de l’année. La feuille de busserole est surtout riche en arbutine (ou arbutoside), excellent antiseptique urinaire. Cette présence d’arbutoside dans la feuille de busserole confère à celle-ci un pouvoir antiseptique urinaire particulièrement utile dans le cas des cystites.

Mais la busserole n'est pas efficace que dans le cas des infections urinaires. En effet, elle possède un certain pouvoir pour dissoudre les calculs et ainsi soulager ce type de pathologie. Par contre, quelques contre-indications, précautions d’emploi et effets indésirables sont à prendre en compte lorsque l’on consomme de la busserole.

Busserole : description de la plante


La busserole ou Arctostaphylos uva-ursi est un arbrisseau appartenant à la famille des éricacées. Elle est également appelée Raisin d’ours, Cerise d’ours ou Petit-buis. La busserole est un sous-arbrisseau originaire d’Europe qui s’est acclimaté jusque dans la zone arctique. Elle est considérée comme une ‘‘montagnarde’’. 

On la retrouve en Europe, en Amérique du Nord et dans le nord de l’Asie. Plus au sud, on ne la découvre alors qu’à de hautes altitudes. Elle apprécie un climat froid et ensoleillé et peut pousser sur tout type de sol. Elle peut ainsi pousser dans les zones humides, mais plus volontiers dans les lieux secs, de préférence dans les broussailles, les terrains rocailleux (tels que le bord des falaises), les landes et les prairies. Il s’agit d’un buisson à longues tiges rampantes pouvant atteindre les 15 à 30 cm de haut et formant une sorte de tapis. Il a la particularité d’être vert tout au long de l’année. 

Les feuilles, persistantes et coriaces, sont petites, ovales et de couleur vert brillant foncé. Les fleurs sont blanches ou roses et présentent une corolle globuleuse en forme de cloche. La floraison a lieu d’avril à juillet. Les fruits sont des baies rouges écarlates, sans jus et farineuses, apparaissant à partir de juillet jusqu’en octobre. Ces baies sont récoltées à l’automne, dans un but décoratif. Les feuilles et les baies sont comestibles mais ne sont vraiment pas agréables au goût.

‘‘Uva ursi’’ signifie ‘‘raisin d’ours’’ en latin. Ceci a bien entendu une relation de cause à effet avec le fait que les ours adorent les baies de cette plante. Quant à l’appellation ‘‘busserole’’, elle vient du provençal bouisserolo signifiant ‘‘buis’’, en raison de la similarité entre les deux arbrisseaux.

Busserole : histoire et origines


La busserole est répertoriée pour la première fois dans un herbier gallois du 13ème siècle, «Les Médecins de Myddfai». Puis elle est décrite dans divers ouvrages au fil des siècles. François Rabelais, célèbre écrivain français du 16ème siècle, connaissait en tant que médecin les bienfaits de la busserole sur les maux de rein et de vessie. Et l’École de Médecine de Montpellier, où il a fait ses études, la recommandait pour dissoudre les petits calculs urinaires.

Il est également rapporté que les Indiens d’Amérique fumaient un mélange de feuilles de busserole et de tabac dans leur fameux calumet de la paix. Mais dans un but médical, ils l’utilisaient pour traiter certains troubles urinaires tels que la cystite, les calculs urinaires, l’urétrite,….

Il en est apparemment de même dans la médecine chinoise.

Busserole : constituants principaux


Les feuilles de busserole sont composées de :
- Glucosides phénoliques, l’arbutine (jusqu’à 17%) ou arbutoside, antiseptique de l’appareil urinaire. Après hydrolyse par les bactéries intestinales, dans l’environnement alcalin qu’est l’urine, cette molécule est transformée en son aglycone (=génine), l’hydroquinone ou hydroquinol, puis éliminée par voie urinaire. C’est donc sous cette forme que l’arbutine aura une action anti-infectieuse et diurétique.
- Tanins (15% max) galliques et ellagiques, responsables de la stabilité de l’arbutoside dans la plante, mais également aux vertus astringentes, anti-inflammatoires et diurétiques.
- Flavonoïdes (quercétine)
- Triterpènes pentacycliques (acide ursolique)
- Allantoïne : propriété anti-inflammatoire
- Iridoïdes : propriété anti-inflammatoire

Busserole : partie utilisée en phytothérapie


Afin de récupérer le principe actif qu’elles contiennent et qui leur permet d’avoir un réel intérêt thérapeutique, les feuilles de busserole sont récoltées à la fin de l’été, puis sont mises à sécher au sec et à l’ombre.

Busserole : propriétés


La feuille de busserole est :
- Diurétique
- Antiseptique urinaire (notamment contre l’Escherichia coli, agent pathogène responsable de nombreuses infections des voies urinaires)
- Astringente
- Sédatif urinaire



Elle est donc utilisée pour :
- Désinfecter l’appareil urinaire en cas de cystite aigüe ou chronique, d’urétrite, de néphrite et de pyélite, sous réserve qu’il n’y ait pas d’infection rénale simultanée.
- Prévenir une cystite récidivante ou associée à une antibiorésistance à E.Coli.
- Soulager les sensations de brûlures au moment de la miction lors d’infection urinaire ou d’hypertrophie de la prostate.
- Soulager les symptômes de l’incontinence urinaire et de la rétention urinaire.
- Traiter et prévenir une lithiase rénale.
- Traiter et prévenir une colite néphrétique

Busserole : posologie


En préventif : la busserole doit être utilisée en cure de 10 jours maximum d’affilée, tous les 2 mois. En curatif : traitement intensif durant 2 à 3 jours puis continuer en diminuant les doses.

- Extrait de feuilles titrées à 10% d’arbutoside : 1 gélule dosée à 200mg 1 à 2 fois par jour. A prendre au moment du repas avec un grand verre d’eau.
- Décoction : 1 à 2 cuillères à soupe de feuilles sèches dans 250 ml d’eau. Amener à ébullition puis laisser bouillir le mélange pendant 1/2h. Laisser reposer et consommer 2 à 3 tasses dans la journée.
- Infusion : 1 poignée de feuilles sèches dans 1l d’eau bouillante. Laisser infuser 15mns et boire tout au long de la journée.
- Teinture mère : 50 à 100 gouttes par jour.

Busserole : mise en garde dangers


L’usage de la busserole est fortement déconseillé durant la grossesse (en raison de son action ocytocique pouvant provoquer un accouchement prématuré) et l’allaitement. Elle est également contre-indiquée en cas d’infection rénale ou d’insuffisance rénale, et ne doit en aucun cas être utilisée chez les enfants de moins de 12 ans. Il est, en outre, recommandé de ne pas consommer de busserole pendant plus de 7 à 10jrs d’affilée et de ne pas faire plus de 5 cures par an.

D’autre part, il convient de ne pas associer, lors d’un traitement à base de busserole, de médicaments acidifiant les urines (comme la vitamine C) et de jus acides (agrumes, pruneau) car la plante est plus efficace lorsque les urines sont alcalines (=PH basique). Au contraire, il faut privilégier les eaux riches en bicarbonate de sodium et limiter l’apport de viande.

On recense quelques effets secondaires, à type de troubles gastriques, de nausées ou de vomissements, ainsi qu’une coloration des urines en vert-brun et de rares cas d’allergies. Les nausées et les maux d’estomac peuvent être facilement évités en ajoutant des feuilles de menthe à la prise de busserole.

Associations avec d'autres plantes


- Crise de cystite : Busserole + Bruyère
- Infection urinaire à colibacille récidivante : Busserole + Echinacée ou Canneberge … cure de 10jrs tous les 2 mois
- Infection urinaire avec diurèse insuffisante : Busserole + Piloselle
- Prostatite, urétrite : Busserole + Echinacée… cure de 10jrs tous les 2 mois

L’efficacité de la plante est potentialisée en présence d’urines alcalines (=basiques). Afin d’éviter d’acidifier les urines, on l’associera donc à un régime alimentaire particulier : un minimum de viande et d’agrumes et une consommation d’eaux riches en bicarbonate de sodium (Vichy, Saint-Yorre,…). Il est également conseillé de beaucoup boire au cours du traitement : au moins 2 litres d’eau par jour.


  

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