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Ail : posologie


Gousse écrasé, extrait sec ou liquide, fermenté... l'ail se décline sous toutes les formes en phytothérapie avec à chaque fois d'innombrables effets positifs sur la santé.


En Phytothérapie, l'ail est largement exploitée pour prévenir et réduire les maux que votre organisme peut subir. Ne laissez pas de côté ce condiment INDISPENSABLE à toute maisonnée.
L'utilisation de l'ail en phytothérapie

Ail : partie utilisée en phytothérapie


La partie de l'ail utilisée en phytothérapie est le bulbe.
Il est ensuite préparé et consommé sous différentes formes :

- Teinture d’ail
- Extrait d'ail (liquide ou mou)
- Essence d’ail
- Huile d'ail : utilisée pour calmer les douleurs rhumatismales, les inflammations auriculaires et les mycoses cutanées entre les orteils
- Onguent
- Ail Frais : l’ail écrasé est un excellent coricide en usage externe
- Ail Séché
- Ail Fermenté.

Ail : propriétés


Voici la longue liste des propriétés thérapeutiques de l'ail en phytothérapie :

- Antiseptique et antibiotique
- Antihypertenseur : il inhibe la libération des catécholamines et en réduit les effets
- Fibrinolytique, antiagrégant plaquettaire et anti-athéromateux
- Diurétique
- Hypocholestérolémiant : réduit légèrement les taux de lipides sanguins (triglycérides et cholestérol)
- Action coronarodilatatrice
- Antiparasitaire (contre les tiques et les vers)
- Désinfectant intestinal
- Antispasmodique
- Laxatif
- Cholagogue et cholérétique
- Immunostimulant
- Désinfectant pulmonaire et expectorant
- Hypoglycémiant : il régule le taux de glucose sanguin chez les diabétiques
- Coricide
- Antimycosique cutané, notamment au niveau des orteils
- Antirhumatismal.

Il est ainsi traditionnellement utilisé par voie orale pour :

- Traiter l’hypertension
- Prévenir l’athérosclérose
- Prévenir les thromboses des membres inférieurs
- Prévenir les accidents vasculaires : infarctus cardiaque, hémiplégie, artérite des membres inférieurs, …
- Traiter les troubles circulatoires légers
- Combattre les infections bactériennes, fongiques et virales
- Traiter les infections intestinales mineures
- Prévenir le rhume et la grippe
- Traiter l’enrouement et l’asthme
- Prévenir du cancer gastrique, intestinal ou prostatique.

Ce qu'il faut retenir de toutes ces propriétés de l'ail, ce sont principalement ses propriétés antiseptiques, qui peuvent se révéler utiles dans les cas de coupures, brûlures, piqûres ou morsures, ainsi que son action sur le système cardiovasculaire, qui contribue à diminuer les risques de récidives en cas de troubles cardiaques.

Étant donné le nombre considérable de maux soulagés par l’ail, il mérite véritablement son nom de ‘’Thériaque du pauvre’’ … la thériaque était à l’origine une préparation pharmaceutique constituée d’une soixantaine de substances (essentiellement des dérivés opiacés), qui était usitée du début de notre ère jusqu’au 19ème siècle et était considérée comme le remède à tous les maux : ‘’la panacée’’.

Ail : posologie


Ci-après la posologie d'utilisation de l'ail suivant ses différentes formes.

En usage externe :


- Pour traiter les infections fongiques : appliquer sur la peau le bulbe d'ail broyé (attention car l'ail peut donner une sensation de brûlure en cas de peau irritée), de l’huile d’ail ou utiliser une crème cosmétique à base d'ail.
- Pour traiter un cor : appliquer de l’ail écrasé sur le cor, en ayant au préalable protégé la peau saine par du vernis durcisseur ou du sparadrap. Traiter ainsi pendant deux bonnes semaines.
- Pour traiter une verrue plantaire : frotter avec un morceau d’ail pelé.
- Pour désinfecter une plaie ou traiter un ulcère : appliquer des compresses de vinaigre d’ail (30gr d’ail râpé macéré dans 500ml de vinaigre pendant 10 jours)
- Pour laver le corps d’une personne atteinte par la gale : 6 gousses d’ail dans un litre d’eau.
- Pour soulager d’une piqûre d’insecte : après avoir extrait le dard, frotter avec une gousse d’ail.
- Pour soulager un mal d’oreille : hacher une gousse, étaler la pâte obtenue au bout d’un coton-tige et appliquer dans l’oreille.
- Pour soulager un mal de dent : placer un morceau d’ail directement dans le creux de la dent malade.

En usage interne :


- Ail frais : consommer de 4 gr à 8 gr par jour, soit 1 ou 2 gousses au petit-déjeuner ; ceci est utile pour traiter l’état général, mais aussi pour lutter contre les parasites intestinaux et le tænia
- Ail séché : 1 à 2gr par jour
- Ail vieilli : 600 mg à 900 mg par jour
- Extrait standardisé à 1,3 % d'allicine : consommer entre 600mg et 1200mg à répartir en trois prises en cas de cholestérol au d’hypertension
- Huile essentielle d’ail : 5 mg à 8 mg par jour
- Teinture mère d'ail (1:5, 45 % éthanol) : 6 ml à 12 ml à répartir en trois prises
- Sirop d’ail : 1 cuillère à café toutes les 3 heures, contre la toux.



A noter que l'ail cuit ne possède pas les mêmes propriétés. En effet, la cuisson détruit une grande partie de l'allicine, une des substances actives de l'ail.

Ail : choisir son extrait d'ail


Pour garantir la qualité des produits, les fabricants proposent parfois des extraits d'ail standardisés en allicine, cette dernière étant l'un des principaux composants donnant à l'ail ses propriétés. Ce qu'il faut bien noter, c'est que ce qui est standardisé, ce n'est pas la quantité réelle d'allicine, mais la quantité potentielle.

En effet l’allicine ne se forme que lorsque l'alliine et l'alliinase sont en contact, au moment où le bulbe d'ail est broyé. C'est ce mélange des deux substances qui produit l'allicine. Elle n'est donc pas présente naturellement dans le bulbe. Un extrait standardisé à 1.3% contient 1.3% d'alliine. Il peut donc potentiellement produire 3.6 à 5.4mg d'allicine, à condition que l'extrait contienne l'enzyme alliinase.

Le deuxième point à prendre en compte est le lieu de digestion de l'ail. En effet, si l'ail est libéré dans l'estomac, l'allicine risque d'être détruite par les sucs gastriques. Il faut donc utiliser des gélules à enrobage entérosoluble (gélules dites ‘’gastro-résistantes’’), qui ne libéreront les actifs que dans les intestins.

Cette digestion dans les intestins permet en plus de limiter les exhalaisons d’odeurs dans l’haleine que l’on appelle communément " retour d'ail " et donc de garder une haleine un peu plus fraîche. Attention à l'ail "désodorisé", car ces procédés réduisent la teneur en allicine et de plus ne sont pas totalement efficaces pour supprimer l'odeur de l'ail.

A souligner enfin que l'ail vieilli, qui correspond à de l'ail fermenté, est inodore, mais nécessite d’en consommer de plus grandes quantités, car sa teneur en allicine est réduite.

Donc pour résumer, il est préférable de consommer de l'ail standardisé, avec un enrobage entérosoluble. Et quoiqu’il en soit, les compléments alimentaires pris par voie orale à base d’ail sont réservé à l’adulte, en cure de trois mois renouvelable et de préférence avec un suivi médical.

Ail : mise en garde dangers


Voici les quelques contre-indications à l'utilisation de l'ail en phytothérapie :

- Déconseillé aux personnes atteintes de porphyrie (maladie du sang rendant photosensible), car l'ail augmente les effets de cette maladie
- A éviter avant et après une intervention chirurgicale, compte tenu de l'effet anticoagulant de l'ail
- A ne pas utiliser en cas d'utilisation de plante ou de médicaments anticoagulants (personnes ayant des troubles de la coagulation) ou hypoglycémiants (diabétiques)
- A éviter chez les personnes souffrant d’inflammations gastriques aiguës ou chroniques
- A noter que le goût de l'ail est transmis par le lait maternel. Donc on aurait tendance à recommander aux femmes allaitantes de limiter leur consommation d’ail, pour éviter que le goût piquant passe dans leur lait. En même temps, des études ont montré que les nourrissons dont les mères consommaient de l'ail tétaient davantage et que de fait, leur sevrage était retardé. Ce qui tendrait à prouver que les bébés aiment bien ce goût !
- Prise déconseillée chez les insomniaques.

Enfin, il faut souligner qu’à dose élevée, l’ail cru peut occasionner certains effets secondaires plutôt inconfortables :

- Légers malaises gastro-intestinaux à type de brûlures d’estomac, ballonnements, flatulences, éructations,…surtout si la consommation est très forte. On conseille très souvent de retirer le germe central de la gousse d’ail avant son utilisation car il peut se révéler très difficile à digérer.
- Mauvaise haleine
- En usage externe : allergie ou irritations
- Une trop grande consommation peut entraîner une soif insatiable.
- Irritations des voies urinaires pouvant entraîner des cystites accompagnées de fièvre.

Associations avec d'autres plantes


En fonction de votre problème, vous pouvez associer l'ail avec :

- Artérite : ail + chrysanthellum
- Risque de phlébite, mauvaise fluidité sanguine : ail + mélilot
- Mauvaise circulation veineuse : ail + vigne rouge
- Hypertension légère, hypercholestérolémie légère : ail + olivier
- Infection intestinale : ail + charbon végétal.



  

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